On sent un truc, par là oublié, on ne sait pas, pas vraiment, pas à pas ce qu'il nous reste, au fond, au bord, À LA FRONTIÈRE, n'oubliez pas la frontière et ses rideaux de fer, tôles et tôles encore entassées, on s'en ira par là... sur une seule dimension, c'est drôle, n'est-ce pas, la frontière n'a aucune épaisseur, on ne peut se placer dessus exactement sans faire schlomp, s'étaler comme un crêpe, et encore, non, même pas une crêpe, rien qu'une surface gondolée suivant les traits dessinés par terre avec ces grands crayons lasers, vous ne passerez pas par là, ce n'est pas chez vous mais chez moi, même si vous et moi ne possédons rien du sol que nous foulons, des locataires, des usufruitiers vaguement pathogènes, d'animalcules bipèdes au faîte bien trop haut en regard des idées qui l'animent de sursauts oscillatoires – bip bip – dans l'atmosphère cruelle de la logosphère – soi-disant, n'est-ce pas, n'est-ce pas plutôt la nososphère, la conscience comme maladie indélébile ou presque – la lobotomie étant, à ce jour, LA panacée de cette tare infecte – par contre, là où ça se complique, c'est quand ces idées, ces fameuses idées – dont la Frontière en est un funeste exemple – mais pas si funeste, quand même, elle a du bon, telle la bouse amendant la lande creusoise (c'est un exemple, je n'allais pas dire la lande landaise, cela eût été du plus mauvais effet/goût), en effet la Frontière (j'entends, par l'usage de la Majuscule, souligner qu'il s'agit bien de l'idée de Frontière et non d'une frontière en particulier) permet, de fait, le schlomp, c'est à dire de passer d'un état à un autre, une transformation, un changement subtil ou pas, si un individu « x » franchit une frontière, il se change en un individu « y », et, au prochain passage, en un individu « z », ensuite, il plongera dans l'inconnu de l'après alphabet, mieux vaut ne pas en parler, c'est trop angoissant, rendez-vous compte, alors non, je préfèrerais ne pas, passons, passons, vers un autre passage, voyons – lequel ? - oui, le type en question se transforme indubitablement car sa manière de « penser » - je mets toujours (dans ce texte) des guillemets à « penser », puisque je suis loin d'être certain de l'acceptation du terme dans ses tenants et aboutissants – cause à mon misérable niveau en philosophie, particulièrement sur Kant, alors soyons prudent et anticipons les remarques désagréables du genre « es-tu bien sûr que le terme « penser » soit bien approprié à ce que tu souhaites démontrer – alors même que mes souhaits ne s'orientent pas du tout vers une démonstration quelconque mais plutôt vers – je ne sais pas – l'opulence, la reconnaissance, la gloire, les superpouvoirs, etc. – imaginez-vous devant un djinn après avoir frotté une lampe quelconque (mais pas tant que ça, apparemment), et qu'il vous propose comme de juste, la réalisation de trois souhaits, imaginez-vous répondre « je souhaite démontrer la proposition « a » » (la proposition « a » pouvant être, au hasard, le théorème de Fermat, la théorie des cordes ou celle de la connaissance Kantienne) : vous auriez l'air d'un abruti, et peu s'en faut pour que vous le soyez vraiment (je ménage, ici, les purs esprits qui se seraient égarés en un tel endroit, probabilité faible, mais non nulle, et j'évite qu'on me taxe de sophiste borné qui « souhaiterait démontrer » que « pur esprit » = « abruti », hors je ne souhaite rien démontrer – c'est compris ?), aura subit une opération de symétrie selon l'axe déterminé par la tangente de la frontière au point de franchissement, le schlomp, c'est le bruit occasionné par cette transformation instantanée, mais cela ne montre pas l'utilité intrinsèque du concept de frontière, si ce n'est que ce son imaginaire est relativement bidonnant.
mardi 7 avril 2009
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1 commentaires:
J'adore tes ébullitions.
.schlomp.
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