mercredi 13 mai 2009

Brrrr... Bientôt bientôt...

Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont talentueux...

Ils reviennent dans :

TEMPÊTES ET CADAVRES !

En précommande exclusive et pas superfétatoire pour un sou, mais pour la modique somme de 10€ tout compris - oui, toutes les pages, même la couverture signée par la célèbre Lorène Bihorel, donc disais-je en précommande ici

Et pour en avoir parcouru les épreuves, croyez-moi, c'est du tout bon !

Bonne lecture !

mercredi 15 avril 2009

Ébullition 3

Quoi, au juste, ou juste moi, besoin d'incontinent, couches et culottes comprises. Je n'irai pas sur le pot, inutile d'insister, nooooon, ma vie s'arrête à trente-six mois. Après, rien, je t'assure, rien du tout.

Rien.

Du.

Tout.

Comme dirait l'arobase.

Et moi (ou l'autre, je ne sais plus) n'ai plus que le rien, ce rien dans le tout, c'est vrai, curieuse expression que ce « rien du tout », on serait bien en peine de saisir ses tiroirs et entrelacs. Rien du Tout au Tout. Même un rien du grand tout, ce serait déjà pas mal (du tout).

Maintenant chaque livre pèse une tonne, chaque mot un kilo, chaque lettre une livre... Chaque page livre sa larme d'effort et de douleur. Je ne veux plus, mais quoi ? Dans les recoins du labyrinthe, je m'éreinte à recomposer quelque chose de l'ordre du désir, du vouloir, du pouvoir, loin de mes velléités de cafard, quelque chose comme une amarre, à peine, une bouée, un bout de bois flotté, tandis que je coule peu à peu au fond de la réalité visqueuse, étouffante, celle-là même dont il me semble qu'elle ne me concerne pas.

Alors, ébullition ? C'est tout ce qui me reste du verbe. Un bouillonnement que je ne distingue plus, un magma amorphe, une fuite par la vapeur.

Je ne sais pas ce qui m'attend derrière cette porte, je refuse de l'entrebâiller. Il me faudra l'enfoncer à coup de bélier, mais je n'en ai pas, je ne veux pas me luxer l'épaule à perte.

Et puis merde, aucun rapport entre ces fragments épars, entre ces mots si compacts. Aucun lien auquel m'accrocher. Des fumerolles, encore cette idée d'évaporation, de passage à l'état gazeux... de mort, quelque part, l'âme qui s'envole. J'éprouve. Je ne crois pas. J'ai essayé, pourtant, mais cela est si vain. Croire, à quoi cela peut-il me servir. Cela fait longtemps que je sais que.

J’ai, très tôt, trop tôt, traversé la plaine du désespoir. C’est un pays comme un désert qui, dit-on, laisse sa marque indélébile sur le voyageur. Je n’ai pas choisi de parcourir ces landes arides, la sécheresse s’est infiltrée dans mon squelette. Cela interroge les songes, toujours les mêmes, que toujours j’oublie au réveil. Seulement, j’ai trouvé la fontaine de jouvence, encore assez tôt pour que j’aie encore envie d’y goûter – et j’y ai goûté, et chaque jour je m’y abreuve – mais trop tard pour que ces marques insanes disparaissent. Elles sont là, sur mon corps. Je les porte en médailles, témoins des combats menés.

Je n’ai rien d’un héros – pour tout dire, je les méprise un peu – rien d’un brave. Les luttes, je ne les ai pas choisies, ni les armes pour y faire face. La survie. J’ai survécu à mon enfance comme j’ai pu. J’y ai perdu beaucoup, et rien de tout ça ne pourra un jour être recouvré. Derrière. Colère. Rage. D’être passé à côté de. Et tant que je me maintiens dans cette rage, dans cette colère, je clos la porte de la création. La création, c’est la vie, je ne sais pas me défaire de la pelure du survivant. Je vis quand j’oublie de survivre et ces instants sont du miel.

À l’affût : du danger, de la perte, du cyclone. L’abandon et la rupture ignoble du besoin.

Je me fous de lire et d’écrire, je me fous des livres qui pèsent. Seul le maintien compte, conserver la braise, économiser les flammes, dussent-elles me dévorer les entrailles. Oui, je n’ai rien d’un brave. Celui-là n’aura pas peur de projeter son ire dans toutes les dimensions. Non, non. Je garde ça à l’intérieur. De l’avarice ? Peut-être bien. Je ne confierai rien, rien de ma peau, rien de mes reins. Vous pouvez venir, me harceler, m’éreinter, je ne livrerai rien.

Mon enveloppe n’a pas appris. Ma carapace me protège des assauts du réel, quels qu’ils soient, quels qu’il fussent (surtout). Mais pas de l’intérieur. Cette chitine me gêne intensément sans que je puisse m’en débarrasser et je suis tenu d’en faire sourdre la chair aux jointures.

Alors quoi ? J’écris dans l’interstice, j’écris par débord. Je n’écris pas pour m’échapper du réel mais pour m’y inscrire. Écueil sur lequel j'échoue sans cesse. Je veux exister/être réel. Ne plus passer à côté. Qui comprendra cela ? Mon écriture est corps. J’arpente les tunnels bizarres de ma psyché pour en y recherchant quelque chose de la matière, du tangible, du concret (même affreux, ce n’est pas grave).

Je cherche les cases vides du tableau périodique des éléments : c’est là que se trouve l’inconnu. Est-ce verbal ? Peut-être pas. Tant pis, je chercherai dans l’infraverbal, dans les lallations du nourrisson, dans les consonances et allitérations : c’est ainsi que le langage se construit. Je m’adresse à ceux qui, dans la langue, cherchent à retrouver ses axiomes. Musique exotique de l’inconscient. La matière est là, omniprésente, sous-jacente.

Le matérialisme est tout le contraire du terre-à-terre. Qui s’approche de la matière le sait. Elle n’a rien d’un champ de maïs, même si elle le compose. Vibrations, énergies, corpuscules... La matière est un rêve, une chimère, elle est plus éthérée que l’esprit le plus évanescent, plus mystérieuse et riche que l’imagination la plus féconde. Comment s’intéresser à dieu – ultime hypothèse simplificatrice – quand on a ça sous les yeux ? Quelle importance cela peut-il avoir ? Cela ne me concerne pas.

Je parlerai.

dimanche 12 avril 2009

Snails

Tout spécialement pour g@rp , avec toute mon amitié.

mardi 7 avril 2009

Ébullition 2

On sent un truc, par là oublié, on ne sait pas, pas vraiment, pas à pas ce qu'il nous reste, au fond, au bord, À LA FRONTIÈRE, n'oubliez pas la frontière et ses rideaux de fer, tôles et tôles encore entassées, on s'en ira par là... sur une seule dimension, c'est drôle, n'est-ce pas, la frontière n'a aucune épaisseur, on ne peut se placer dessus exactement sans faire schlomp, s'étaler comme un crêpe, et encore, non, même pas une crêpe, rien qu'une surface gondolée suivant les traits dessinés par terre avec ces grands crayons lasers, vous ne passerez pas par là, ce n'est pas chez vous mais chez moi, même si vous et moi ne possédons rien du sol que nous foulons, des locataires, des usufruitiers vaguement pathogènes, d'animalcules bipèdes au faîte bien trop haut en regard des idées qui l'animent de sursauts oscillatoires – bip bip – dans l'atmosphère cruelle de la logosphère – soi-disant, n'est-ce pas, n'est-ce pas plutôt la nososphère, la conscience comme maladie indélébile ou presque – la lobotomie étant, à ce jour, LA panacée de cette tare infecte – par contre, là où ça se complique, c'est quand ces idées, ces fameuses idées – dont la Frontière en est un funeste exemple – mais pas si funeste, quand même, elle a du bon, telle la bouse amendant la lande creusoise (c'est un exemple, je n'allais pas dire la lande landaise, cela eût été du plus mauvais effet/goût), en effet la Frontière (j'entends, par l'usage de la Majuscule, souligner qu'il s'agit bien de l'idée de Frontière et non d'une frontière en particulier) permet, de fait, le schlomp, c'est à dire de passer d'un état à un autre, une transformation, un changement subtil ou pas, si un individu « x » franchit une frontière, il se change en un individu « y », et, au prochain passage, en un individu « z », ensuite, il plongera dans l'inconnu de l'après alphabet, mieux vaut ne pas en parler, c'est trop angoissant, rendez-vous compte, alors non, je préfèrerais ne pas, passons, passons, vers un autre passage, voyons – lequel ? - oui, le type en question se transforme indubitablement car sa manière de « penser » - je mets toujours (dans ce texte) des guillemets à « penser », puisque je suis loin d'être certain de l'acceptation du terme dans ses tenants et aboutissants – cause à mon misérable niveau en philosophie, particulièrement sur Kant, alors soyons prudent et anticipons les remarques désagréables du genre « es-tu bien sûr que le terme « penser » soit bien approprié à ce que tu souhaites démontrer – alors même que mes souhaits ne s'orientent pas du tout vers une démonstration quelconque mais plutôt vers – je ne sais pas – l'opulence, la reconnaissance, la gloire, les superpouvoirs, etc. – imaginez-vous devant un djinn après avoir frotté une lampe quelconque (mais pas tant que ça, apparemment), et qu'il vous propose comme de juste, la réalisation de trois souhaits, imaginez-vous répondre « je souhaite démontrer la proposition « a » » (la proposition « a » pouvant être, au hasard, le théorème de Fermat, la théorie des cordes ou celle de la connaissance Kantienne) : vous auriez l'air d'un abruti, et peu s'en faut pour que vous le soyez vraiment (je ménage, ici, les purs esprits qui se seraient égarés en un tel endroit, probabilité faible, mais non nulle, et j'évite qu'on me taxe de sophiste borné qui « souhaiterait démontrer » que « pur esprit » = « abruti », hors je ne souhaite rien démontrer – c'est compris ?), aura subit une opération de symétrie selon l'axe déterminé par la tangente de la frontière au point de franchissement, le schlomp, c'est le bruit occasionné par cette transformation instantanée, mais cela ne montre pas l'utilité intrinsèque du concept de frontière, si ce n'est que ce son imaginaire est relativement bidonnant.

mardi 3 mars 2009

Ébullition 1

L'état de ce blog m'autorisant à en faire n'importe quoi, pourquoi ne pas en profiter ? Certainement oublié au fond d'une vague liste de liens chez quelques amis indulgents, lâchons-nous...

Ici, il sera question d'écriture tapuscrite, de décrire la forme du vide, et de comprendre le concept de finalité sans fin. Sympa comme plan. Je vais faire péter le compteur de visites, je sens.

Je me demande si le passage de l'écriture manuscrite à l'écriture tapuscrite ne constituerais pas un bouleversement important dans la littérature... I explain, I try, but it's difficult, aussi difficult que speak english, so back to français, it's better.

Horizontalité. La plume glisse sur le papier en un doux chuintement agréable à l'ouïe comme au toucher de celui qui la tient. C'est doux, c'est mou...

Verticalité. Les doigts tapent sur le clavier, tap tap tap, sur chaque touche, TOUCHÉ, comme au tir, et tap tap tap, mitraillette, coup de machette, et tap tap tap. C'est dur, c'est violent.

Ainsi, on peut se demander si l'écriture à la main ne favoriserait pas un adoucissement de la langue et des idées, tandis que l'écriture au clavier n'encouragerait pas, de fait, une certaine brutalité, une certaine crudité.

La sensation de l'écrivant est modifiée, et ce de manière radicale. Isn't it ?

Personnellement, je suis assez incapable d'écrire à la main. Outre le fait que mon écriture soit à peu près illisible, j'ai beaucoup de mal à "rendre" mes idées, mes histoires, mes conneries. Tout me paraît plat et vain. Je ne me satisfait aucunement d'allonger l'écrit.

TRAITÉ MICROMÉTRIQUE DE GRAPHOLOGIE APPLIQUÉ À MOI-MÊME : J'ai vite renoncé à écrire en cursives, pour adopter une écriture "script". Tentative de taper avec un stylo ? Certainement. Écrire est pour moi un acte violent, rageur, terrible. Incompatible avec le plein et le délié, les jolies petites lettre reliées entre elles par de jolis petits ponts... tap tap tap TAP TAP TAP.Chaque lettre assénée, séparée de sa voisine par un VIDE (dont il sera question un peu plus loin), comme l'intervalle de temps entre chaque balle. Passage du continu au discret...

Décrire la forme du vide... Exercice périlleux. La couleur du vide est toujours la même. Noire. Son odeur ? Il n'en a pas, peut-être, je crois... Ni odeur, ni goût. Mon vide a malgré tout une forme... Quand je suis occupé, il se réduit à une toute petite tâche située entre mes deux hémisphères, à la limite du point. Mais, quand j'y prends garde, cette tâche s'étend, principalement vers l'arrière, allant jusqu'à occuper tout mon occiput, et parfois même au-delà. Il peut glisser vers l'avant dans le lobe frontal, mais c'est plus rare. Mon vide n'a pas une morphologie très rassurante, du genre ronde ou carrée... Non, non, non. Ses contours sont mouvants, déchiquetés, tentaculaires, pulsatiles. Quand je tente de l'attraper, il m'échappe. J'en déduis sa texture : savonneuse. Nous sommes en présence d'un savon noir écrasé, ou quelque chose s'en approchant. Je me dis que tout ça n'est pas sa faute. Non, c'est vrai, il n'a rien demandé, mon vide. Il est effrayant, certes, est-ce une raison pour le mépriser, ou le fuir... Pas très sympa. Pensons à Elephant Man, film que soit dit en passant, je n'ai jamais vu, mais comme j'adore parler de ce que je connais pas, ça tombe bien. Donc, Elephant Man "Je ne suis pas un animal, je suis un être humain", et tout, et tout. On pourrait me rétorquer que mon vide, lui non plus, n'est pas un animal, mais n'est pas pour autant un être humain... Voyez jusqu'où va votre mépris pour la différence. Non, pas très sympa. Mon vide est une petite créature seule et éplorée, accablée par son apparence. Alors que non, il n'a pas choisit. Né de papa refoulement et de maman angoisse, même s'ils peinent à le reconnaître (on les comprend, tout de même, mais merde, abandonner son rejeton...), son enfance a été très malheureuse. Rejeté, battu par ses pairs, il s'enferma dans une forme de prostration autistique extrême. J'ai décidé de l'adopter. Oh, il faudra s'apprivoiser mutuellement, certes, cela ne se fera pas sans efforts ni patience. Mais j'y crois. Oui, je crois qu'il y a une finalité à tout ça. Une finalité sans fin, peut-être, mais une finalité.

Oui, une finalité sans fin. L'autre jour, on débattait avec mon pote Bartleby sur le concept de finalité sans fin, notamment appliqué au vivant. Débat qui s'est terminé par un pitoyable "Pauvre Anne-So" (Anne-So, c'est ma femme), qui m'a laissé sur ma fin (sans finalité, pour le coup). Je dois dire que j'y entravais que dalle. Et puis j'ai trouvé ça "Mais on peut penser une finalité sans représentation claire de la volonté qui en est à l'origine ni des fins qu'elle s'est fixée". C'est là que je me suis dit, merde, n'est-ce pas une redite du fameux et éculé "Les voies du Seigneur sont impénétrables". Est-ce que ce serait pas un peu creux, comme concept (et là j'entends la rumeur de la horde de philosophes, le couteau entre les dents, la bave aux lèvres, le regard fou, prêts à se jeter sur moi à coup de phrases Kantiennes subtiles) ? Le programme génétique obéirait à la finalité, sans fin, donc, sans fin clairement perceptible, donc avec une fin quand même, mais pas perceptible, donc une finalité avec plus ou moins une fin, on sait pas, de se répliquer à la génération suivante. En quoi une finalité (avec ou sans fin) est-elle nécessaire à l'explication du vivant ? Pour autant que je sache, une vision purement mécaniste suffit. La réplication peut-être vue comme un simple mécanisme. La finalité, quelle qu'elle soit ou non, ne peut être placée qu'au-dessus. Un programme ne poursuit pas une finalité autre que celle qu'on lui a imposée. Pour faire une analogie, un programme informatique ne poursuit pas une finalité propre, il suit la finalité imposée par le programmeur. Donc, voir du finalisme dans l'évolution du vivant revient une fois de plus à une thèse créationniste, fort dangereuse et nazebrock par les temps qui courent. D'autant que, comble de l'absurde, si on reste dans une perspective finaliste, la soi-disant finalité du programme génétique va à l'encontre d'une soi-disant finalité de la nature. Puisque la nature n'assure son développement que grâce aux erreurs de programmation (mutations etc).

... Et je m'évapore.

lundi 1 décembre 2008

Chie sauces chiantes sur calendrier trempé

Dans le genre on s'en fout, voilà, voilà, Pétronille, la fourbe, m'a refilé une chose à laquelle, à mon cœur défendu, je ne puits me soustraire, ni m'additionner, merdre.

Donc, voilà, six trucs dont la véracité autant que l'intérêt m'échappe au plus haut point, comme à vous, je le suppute. Mais bon, faut bien lâcher un post de temps en temps sur ce blog moribond...

1. Un jour, on m'a dit que je ressemblais à un comptable. J'en tremble encore.

2. J'ai un goût immodéré pour les petits beurres, à m'en taper un paquet entier laissé là par quelque inconscient de passage.

3. J'adore la vulgarité autant que la grâce.

4. Un jour, j'ai regardé vis ma vie, et j'ai survécu à ma survie.

5. J'ai un cœur d'artichaut, c'en est pathétique. Il suffit que je regarde un film de Walt Disney pour avoir la gorge serrée et retenir une larme.

6. J'ai lu pratiquement tout Daniel Pennac.

Je ne taggerai personne, suis pas sadique, moi !

vendredi 17 octobre 2008

Je sais

Un nouveau poème sur L'Enfantôme : Je sais.

Bonne lecture